Les bassets sont connus depuis
l'Antiquité. Un chien proche du teckel moderne a été
représenté sur une uvre égyptienne
datant de l'époque des pharaons, et le chroniqueur xénophon
rapporte les exploits des agasses, race bassette utilisée pour la
chasse. Au moyen Age, les bassets prirent en Allemagne le nom du gibier
qu'ils chassaient, successivement le castor (Bibardund), le sanglier (Schweisshund)
et blaireau (dachshund, nom qui est encore largement utilisé pour
le teckel).
Dés le XVII siècles le teckel à poil ras fut fixé,
à partir de croisements qui n'ont par encore été déterminé
avec exactitude. Certains pensent que la race est issue du croisement entre
un pinscher et un basset proche du brunodu jura, d'autre le font descendre
du basset vendéen, d'autre enfin du dachsbracke. 
Dés les XVIII siècles, la race connut un vif succès
en Europe, et sa popularité ne fut enrayée que par la vague
anti-allemand consécutive aux deux guerres mondiales, et qui lui
valut le sobriquet de germant sausage
.
Entre-temps, les deux autres variétés étaient nées.
Le teckel à poil long peut se réclamer d'origines aristocratiques,
puisqu'il fut créé en Bavière sous l'initiative de
Maximilien 1, au début du XIX siècles, à partir du
croisement entre un teckel à poil dur ras et de petits épagneuls
allemands.le teckel à poil dur, lui, fut dés le départ
plus rustique, puisque ce sont les forestiers de ces mêmes princes
bavarois qui entreprirent à la même époque de croiser
des teckels avec des petits chiens de type griffon. Sans réel souci
d'esthétique, ils avaient le but bien précis d'obtenir un
terrier courageux et résistant, capable de déloger de renards
et blaireaux au fond de leurs tanières, le déterrage des nuisible
étant la seule forme de chasse autorisée à cette époque.
Même si de légères différences de caractères
se font sentir entre les trois variétés, les teckels restent
aujourd'hui de bons chasseurs, sur terre et sous terre. En meutes, ils peuvent
affronter des sangliers. Seuls ils chassent lièvres, renards et blaireaux
avec ardeur, en s'enfonçant derrière eux dans leurs terriers,
ce qui leur vaut parfois de cruelles blessures.
Ces petits chiens courageux sont devenus principalement des chiens de compagnie,
peu encombrants, drôles et affectueux. Ils restent cependant au fond
d'eux- mêmes de véritables chiens de chasse, au caractère
bien marqué.
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Conçu
pour la chasse aux rats dans les mines et les usines du Yorkshire, ce petit
terrier n'avait rien, à l'origine, d'un chien de compagnie. Il étais
tout d'abord plus grand que le chien que nous connaissons aujourd'hui, et
sa robe était plus courte et plus fruste.
Issu de nombreuses races de terriers britanniques, il conquit
peu à peu les classes aisées par son aspect, grâce à
une habille politique des éleveurs de la région du Yorkshire
qui, en ne vendant leurs chiens qu'à des prix extrêmement élevés,
en firent la coqueluche des cynophiles anglais du début du siècle.
Son aspect s'améliora rapidement, alors que son poids
se réduisait pour atteindre les 3.5kg qui sont aujourd'hui considérés
comme le poids maximum pour la race.
Comme tous les terriers, le yorkshire est également un
bon gardien, aboyant furieusement contre les intrus et n'hésitant
pas, malgré sa petite taille, à défendre son maître
si celui-ci est agressé.
La beauté de la robe du yorkie nécessite un entretien
régulier, fait de bains, de brossages et de soins particuliers à
donner au poil mais, au prix de quelques minutes de soins quotidiens, le
chien se présente alors au mieux de sa forme.
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